Foule sentimentale

Bon.

J’ai fait de l’évitement toute la semaine dernière. Me suis dit; « oh, la petite, ça va passer inespéré et inaperçu, à côté du Darfour, c’est pas de la nouvelle ».

C’est une mini nouvelle, une puce sautillante de nouvelle, une itsi mini bikini nouvelle. Faut pas charrier.

Je persiste et signe, Chroniques blondes c’est ici, dans le confort douillet d’une intimité avec vous. Malgré le nombre de visiteurs, miraculeusement, l’intimité a été préservée. Et c’est là pour rester.

C’est pas Chroniques blondes qui est au Journal de Montréal, c’est l’autre, la fille qui est déjà dans la vie publique depuis longtemps, celle qui a signé son premier contrat d’écriture il y a 23 ans… Celle-là, c’est pas une « révélation » de première fraicheur si vous voyez ce que je veux dire… Il y a des matins, généralement des lendemains de Grappa, elle est même un peu blette.

L’anonymat bienfaisant et chaleureux, c’est d’abord et avant tout l’absence d’étiquette, l’affranchissement face aux attentes. L’abandon des maudites étampes dont on raffole tous, histoire d’expédier toute forme de nuance; « Ah oui, LUI, le gars comique, ah oui, ELLE, la fille qui a écrit ça« .

Et puis, on les rencontre dans un jury, un souper, un voyage, à la quincaillerie et on découvre que c’est jamais tout à fait ça, que nous sommes tous à double fond, complexes, contradictoires, variables selon les circonstances et les interlocuteurs. Que vie publique et vie privée, ça fait deux, trois, quatre, cinq…

Les étiquettes, c’est fait pour les bobettes, pas pour le monde.

Et c’est pour cette formidable raison que l’autre fille a accepté la joyeuse aventure du Journal de Montréal.

Publié dans FICTIONS
26 commentaires pour “Foule sentimentale
  1. Joblo dit :

    Youppi! Longue vie! Pis sortir du placard n’a jamais fait de mal à personne… ;)

  2. Tassili dit :

    Non? Wow! Je m’en vais de ce pas acheter le JdM. Jusqu’ici, aucune raison, mais si vous y êtes, alors…
    Oh yééé!

  3. Alors je répète en public ce que je vous ai écrit en privé: c’est plein de clichés, de préjugés et de mauvaise foi, mais j’ADORE!!!!!!!!! *et j’assume mon 450!*

  4. Pommes d'Adam dit :

    Je comprends votre réserve. Les préjugés, les étiquettes, c’est plate. Vraiment plate.

    Il n’y a pas d’intimité sans sécurité.

    Soyez en paix, Chroniques blondes va continuer de se tenir toute seule, par elle-même.

  5. Chroniques blondes dit :

    Merci les cheerleaders! C’est bon!

    Marie-Lo. C’est pas une guerre, c’est un pauvre gars qui essaie de tout faire bien partout pour le bien des siens et qui s’épuise. Comme dirait Souchon, « on a soif d’idéal ».

    Pommes Denis! Ça prend ben juste vous pour écrire un truc aussi deep, l ‘air de ne pas y toucher. Pas d’intimité sans sécurité, c’est tellement vrai.

  6. Blondissime, parfois, juste parfois, j’envie les urbains… sauf quand ils décident tous de quitter Mourial et d’encombrer mon autoroute pour aller « dans l’nord » ou « r’venir du nord »… C’est pour ça que j’ai adoré votre papier. Nous, les 450, sommes un ramassis de clichés et de préjugés, assumés ou non. La fille de région en moi a besoin de ramasser ses 100 sacs de feuilles sur son terrain pour se sentir groundée, mais bougonne en masse quand son train de banlieue a du retard. Moi, voyez-vous, je citerais plus volontier les Beatles… « let it be »…:-)

  7. La Marsouine dit :

    Je sens que je vais devoir aller sneaker chez la concurrence :)

  8. Chroniques blondes dit :

    Marie-Lo. Je ri, hilare. Nous, en campagne, on riait des « citadins » qui venaient aux pommes, cordés en ligne dans l’unique (et très étroite) rue de St-Jean Baptiste de Rouville… On savait pas qu’ils étaient si en manque d’air et d’espace.

    Reste que je me réconcilierai jamais avec les heures dans les bouchons.

    Comme chante Barbara; « dis au moins le sais tu? Que tout ce temps qui passe, ne se rattrape guère, que tout ce temps perdu, ne se rattrape plus ».

    Marsouine, sneakez, sneakez, il en restera toujours quelque chose! Et puis ici, on est tous à .5 degrés de séparation. Fait que la concurrence… c’est nous autres!

  9. Anne dit :

    Ayoye! Ça va hurler dans les chaumières du 450 comme dirait l’autre.
    À partir de maintenant, je serai certainement une assidue du JdM le mardi.
    Pis j’aime beaucoup que vous soyez multiple chère Blonde. Mille facettes pour mille surprises. Yé!

  10. Chroniques blondes dit :

    Anne, comment ça va?

  11. cacawet dit :

    Ah bien la ça vas etre le fun. La patience est une vertu… m’as finir par y croire ;)

  12. Chroniques blondes dit :

    CACAWET! Je viens de réaliser, je m’étais ennuyée!

    Voyez bien que je suis toujours quatre mois plus tard dans les Maritimes.

  13. Christine dit :

    Chroniques ! Juste dans le journal de mourrrialll ??? Est-ce que ça va être sur Internet ? Parce qu’en plus ici, par solidarité, on ne lit plus le Journal de Québec et on a pas accès à la version papier de Montréal…..

  14. Chroniques blondes dit :

    Christine, non non, deux dossiers séparés.

    J’ai jamais mêlé sur quoi je travaillais avec ici et là, franchement, si c’était pas sorti, je l’aurais pas fait non plus.

    Faque. On continue comme avant. Ici c’est ici, le reste est dans le vaste monde!

  15. Anne dit :

    «Plus qu’hier, moins que demain» chère Blonde. Je profite grandement depuis quelques semaines de mon sevrage de boulot temps plein. «J’existe» et je m’épanouis sans travailler et j’en suis la première étonnée. – Voyez comme il était temps que je prenne une pause.
    Votre retour ici est une très belle surprise.

  16. Jean dit :

    Mais oui, c’est déjà sur Internet! Voir:
    http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2007/10/20071002-070306.html

    Merci chère blonde!

  17. Pierre-Léon dit :

    C’est facile de faire de l’esprit, mais d’en avoir ça c’est pas mal plus rare. Merci de le partager avec nous…

    Foglia peut prendre sa retraite! ;-)

    Que du bon… xx

  18. Caroline dit :

    Moi, je te suivrai n’importe y’où, n’importe quand. D’ailleurs, tiens, je m’abonne d’office à toutes les revues et journaux, au cas où.

    Et je vais de ce pas enlever les étiquettes de mes bobettes! Même elles ne méritent pas ce triste sort…

    Bises, et bonne chance! xxx

  19. Pommes d'Adam dit :

    Caroline! seigneur! faites attention grand Dieu! ne vous avisez pas d’enlever toutes ces étiquettes à main levée, si on peut dire. Vous risqueriez de vous abîmer là là là!

    Vous méritez mieux que ça, quand même! Allez, faites un effort.

  20. Matthieu dit :

    Oh quel bonheur!

    Je suis content d’avoir pu lire ce texte savoureux de l’autre blonde…

    Ca me conforte dans ma décision de ne pas sortir de l’ile mais plutôt de quitter ma belle petite vie de quartier dans la petite patrie pour émigrer vers l’Ouest-qui-ne-me disait-pas-grand-chose et me rapprocher de mon travail…

    Au plaisir de vous lire souvent!

  21. B. dit :

    Merci pour votre retour chère Blonde!

  22. Caroline dit :

    Bon, Denis, êtes-vous encore en train d’écrire quelque chose de profond sans avoir l’air d’y toucher, comme dirait la Blonde? Faudrait me prévenir parce que moi, en attendant, je rigole.

    Et sur vos bons conseils, je laisse mes bobettes et leur périphérie tranquilles…

  23. Pommes--Denis dit :

    Prétérition: figure par laquelle on attire l’attention sur une chose en déclarant n’en pas parler.

    C’est mon péché mignon Caroline… que voulez-vous ;)

    Je suis démasqué. Aaaaah…

  24. Paula dit :

    Peut on dire double plaisir ?
    Ah! c’est aussi bon qu’un gelato à la pistache.
    C’est un régal de vous lire.

  25. Marie à vélo dit :

    Haaaa! Merci Merci Merci Jean! Je peux lire le journal de Montréal à New York! On aura tout vu!

    Merci belle blonde!!

  26. black velvet dit :

    …les étiquettes, c’ets pour les bobettes, pas pour le vrai monde.

    Je la retiens celle -là !

    Je suis tellement contente de votre retour madame Blonde!

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