Jusqu’à la fin…

Michel Vastel, a blogué ce matin. Un titre de billet plein d’humour, cette politesse du désespoir, une référence à un autre qui avait employé la même expression en sachant très bien qu’il n’y aurait pas de « prochaine fois ».

Et cet après-midi, on apprenait sa mort.

Nous vivons dans le bruit et la fureur, dans l’instant chaud où tout est polémique, trivial souvent, fondamental si peu. Et puis, plus rien.

Reste l’empreinte de la chaleur, parfois. Et les mots. J’espère que ceux laissés par ses lecteurs sauront réconforter sa famille.

Publié dans FICTIONS
5 commentaires pour “Jusqu’à la fin…
  1. André Tremblay dit :

    Simplement: bravo ! Michel Vastel.

  2. André Tremblay dit :

    J’allais oublier, peut-être le plus important : bravo et MERCI ! Monsieur Vastel

  3. Garamond dit :

    Nous perdons un grand journaliste, ses filles perdent un merveilleux père… c’est encore pire !

  4. Je pense que ce scriptoholic ne dormait jamais tant il passait son temps 2 longueurs devant tout le monde. Il avait beau avoir des petites tendances au sensationnalisme, il ne détournait jamais la réalité des sources.

    À une certaine époque, alors que je dirigeais la rédaction de Québec Rock, je cultivais aussi mes sympathies avec Le Devoir où j’empruntais des signatures. Un matin, mon téléphone sonne. À l’autre bout du téléphone, c’est lui. «Desjardins!? Vastel ici… Je me demandais pourquoi vous ne m’avez pas téléphoné pour écrire chez vous… Peut-être est-ce parce que je suis Français…» Je bredouille qu’au contraire j’ai plusieurs collaborateurs français et tente de lui expliquer que je n’ai pas de collaborateurs «politiques»… Il se met à me faire une monographie verbale sur Miles Davis (je venais de couvrir le Festival de Jazz pour La Presse)… Je conviens de le rencontrer… il signera, presque anonymement, comme Robert Lévesque et Georges-Hébert Germain d’ailleurs, quelques papiers chez nous.

    En parallèle, je me souviens aussi que je tentais de rencontrer Robert Bourassa, pour l’élection de 1980, alors qu’il n’était plus en politique, pour un cover story. J’en parle à Vastel. Deux heures plus tard, le bureau de l’ex-premier Ministre me téléphone pour booker une entrevue chez lui, rue Maplewood. L’entrevue dura 5 heures… et monsieur Bourassa me révéla que c’était à cause de Vastel que j’avais eu l’entrevue…

    Il avait ce pouvoir, cette générosité et des yeux et des oreilles partout.

    Salut Vastel, à une époque où les minois remplacent peu à peu les plumes, tu vas nous manquer, comme Jean-V. et Judith Jasmin nous manquent…

  5. Denis T. dit :

    Son dernier message sur son blogue… comme c’est touchant.

    Un grand journaliste, un grand monsieur.

    Merci Vastel

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